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Le Québec attaqué par une épidémie qui ne dit pas son nom !

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épidémie qui ne dit pas son nom

par Rachid Ben Othman.

Ce n’est ni la choléra ni la peste  ni non plus l’ébola mais un virus beaucoup plus dangereux et ravageur car il s’attaque à la société entière et la détruit dans sa profondeur et peut se développer une vocation terroriste et de destructeur de la vie. Cette épidémie s’imprègne dans le tissu social et s’attaque aux esprits en les paralysant. Son principal marqueur génétique est caractérisé entre autre, de part sa fixation anale, par la phobie des femmes, par la différence sexuelle vécue comme une honte inavouable.
Des Chaoui, Charkaoui, Shahad Salman, Haroun Bouazzi, Lamine Foura, Samira Laouni, et il y en a certainement d’autres au Québec, existent un peu partout à travers le monde, ces mercenaires de l’internationale islamique et du salafo-wahabisme ont tous un profil commun, ils sont en plein délire paranoïaque, délire qui se développe à partir de personnalités rigides, susceptibles, rancunières, vindicatives et cruelles, ils portent un discours haineux non seulement à l’égard des non-musulmans, mais aussi à l’égard des minorités, des femmes et des enfants. Le fanatisme amplifie cette tendance générale si je reprend le diagnostic du Dr psychanalyste  Dhaoui.
Je vais m’intéresser spécialement au dénommé Haroun Bouazzi un têtard qui se veut plus gros que la grenouille et qui dit-on préside une association qui défend la laïcité « AMAL » (qui veut dire « espoir » en arabe) «Association des Arabes et des musulmans pour la laïcité» et là je me demande de quel espoir parle-t-il il fallait mieux la nommer « Association des arabes et des musulmans pour la Ruine » car c’en est bien la destruction la ruine et la haine qu’ils ont pour vocation ces islamo-faschistes et là je lance un appel à tous les maghrébins et à tous les musulmans vivant au Canada et spécialement au Québec à discréditer ces énergumènes qui ne représentent ni vous ni l’islam, au contraire ils sont entrain de vous nuire et d’attiser la haine, et c’est vous qui seront les victimes alors il vous incombe la tache de les remettre à leurs juste place, et surtout prendre conscience que vous êtes entrain de courir un énorme risque en soutenant ces cinglés porteur de messages destructeurs pour toute la société, être sous la férule de cette espèce revient à vous suicider, aussi celui qui se tait sur le mal est un diable muet
Haroun Bouazzi dont le profil qui lui colle en terme d’imposture, de duperie, de félonie, d’avidité et d’esbroufe, l’humanisme et la tolérance ne sont pas ses vertus ni ceux de ses semblables, son seul soucis c’est lois de la charia islamique, que le respect du droit à la différence et des libertés de conscience et d’expression, cet usurpateur qui se cache derrière la laïcité alors qu’il sait très bien que la charia rejette ce concept et le considère un grand pêché passible par ces dites lois par la mort.
De la gueule de qui vous vous foutez au juste Mr Haroun et compagnies ? moi j’ai la réponse ce n’est certainement pas de la mienne ou des québécois mais c’est de la votre et de celles que vous êtes entrain d’embobiner et d’induire en erreur par votre « laïcité  inclusive », une invention sortie des ténèbres et des esprits malades. Vos appels au « djiahd juridique » , un mot à connotation sanguinaire que vous employez car il n’est pas étrange à ces défenseurs du mal d’user de la violence dans toutes ses formes, sont la preuve d’une guerre contre la libre pensée rationnelle au nom d’une vérité supérieure indiscutable et sacrée, la vérité divine, dont vous vous faites fait vous et vos semblables les interprètes exclusifs.
Un islamiste qui se cache derrière la laïcité un « laïc » au service de l’inquisition! quel stratagème malhonnête et vicieux que vous utilisez à travers une association islamopithèque  pour tenter par le fanatisme plus ou moins violent d’imposer ta charia qui ne peut par la discussion rationnelle seule, convaincre d’une vérité par nature suprarationnelle. Vous avez mordu la main qui vous a été tendu, si vous n’êtes pas content dans le pays ou vous êtes pourquoi ne pas aller vivre chez les Saouds en Iran ou au Soudan? je suis certain que vous trouverez votre bonheur, même la Tunisie ne voudrai pas de vous car tes frères islamistes sont de retour dans les égouts qui les ont rejeté en 2011
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Vous appelez au multiculturalisme mais tout d’abord connaissez vous le sens de ce mot ? ah oui c’est vrai j’ai oublié que vous êtes le roi des imposteurs puisque la laïcité pour vous est ouverte à toutes les pratiques esclavagiste tel que légitimer la violence contre les épouses récalcitrantes cette mesure considérée comme préférable au divorce, ou le port du nikab et le voile ou encore défendre le droit à la prière dans les rues, ou l’interdiction de l’alcool ou plus encore la généralisation du Halal dans les cantines et les universités et pourquoi pas un jour partout au Québec, c’est votre rêve et ambition je n’en ai aucun doute la dessus, donc le multiculturalisme n’est pour vous que la propagation d’une culture aveugle condamnant la pensée philosophique, une culture inhumaine et obscurantiste qui a pour vocation d’insuffler une idéologie agressive dans les esprits naïfs et dénués de libre arbitre, surtout chez des jeunes en leurs Inculquant la culture du sacrifice et de la mort tout en leurs promettant un paradis aphrodisiaque.
La culture que véhicule les Harouns and co. n’est autre qu’une culture figée dans le temps, or une culture n’est jamais figée ni close sur elle-même et c’est par son mouvement réflexif sur elle-même qu’elle participe au développement. Jamais je ne vous ai entendu parler d’arts plastique ou culinaire, de musique de cinéma ou de théâtre, ah c’est vrai j’ai oublié que tout ceci est prohibé par la culture des frères Satan que vous véhiculez .
De ce point de vue les Harouns les Chaouis les Charkaouis sont des criminels dont les crimes, dès lors qu’ils répandent une idéologie politico-idéologique organisée, doivent être considérés comme des crimes contre la civilisation et l’humanité et traités comme tels.
Ce qui est paradoxalement choquant, c’est toute la société québécoise qui est ciblée par toute cette littérature rétrograde et qu’elle récoltera les fruits amers de ce multiculturalisme nocif, elle sera piquée par les épines de cette culture moribonde, agressive et d’hécatombe, Est-ce ça que vous voulez pour un pays qui vous a accueilli à bras ouvert ?
J’ai aussi remarqué comme s’il y avait une main mise sur les médias qui ne montre jamais le vrai visage de ces énergumènes, au contraire j’ai vu qu’ils sont bien chouchoutés et la parole leur est toujours acquise chose qui m’a choqué personnellement car je la vois d’une extrême dangerosité et une complicité avérée entre les islamo-salafo-wahabite et ces médias.
A la fin je réitère mon appel à tous les citoyens québécois je dis bien citoyens sans distinction de race, d’origine ou de religion à se méfier de ces islamistes et à les contrer en usant de tous les moyens juridiques et politique que vous avez à votre disposition, faire voter de nouvelles lois si nécessaire et amender celles qu’exploitent ces islamistes à des fins douteuses, soyez solidaires entre vous et soutenez un programme laïc qui est le seul rempart contre la destruction de votre société souvenez vous toujours que du fanatisme idéologique on passe au fanatisme terroriste apocalyptique. Une religion n’est respectable que vivante et libératrice au service de la vie.
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28 commentaires

  1. polémiqueur dit :

    Vos avertissements, bien sûr nécessaires, paraissent un peu trop gentils en comparaison du danger que court l’Occident tout entier. Ils n’ont qu’un but : répandre leur peste verte impitoyablement et par tous les moyens. C’est une résistance farouche et déterminée, avec des actes spectaculaires qui frappent les esprits qui doit être appliquée. Il faut faire sortir le serpent de son trou afin que tous le voient et le frappent.

  2. Sayari R. dit :

    Un article extraordinaire…illustrant le jeu machiavélique, diabolique et pérfide des frères sataniques. Leur stratégie était…est…et sera toujours la même, islamiser le monde…ils l’ont dis, dans leurs écrits historiques pendant les conquêtes islamiques sanguinaires de l’Afrique, d’Asie et d’une partie de l’Europe…maintenant, c’est le tour de l’Amerique, de l’Europe occidental et de l’Australie…leurs moyens sont simples et connus, à savoir, l’ignorance, la crédulité et l’analphabétisme des gens…les mosquées, lieux de la propagande, des imams bien payés, des migrants et réfugiés « politiques » endoctrinés et embrigadés, des fondations « caritatives » renflouées par des liasses de pétrodollars des pays du golfe et surtout, la complicité d’un occident…qui a abandonné ses valeurs civilisationnelles et se concentre désormais, sur les flux d’argent et des intérêts mércantiles…cet occident du 21ème siècle, nous rappèle la débandade des empires, romaine, othomane et même arabe…quand les valeurs disparaissent, l’éffondrement des empires ne tarde pas. Les évènements du printemps arabes ont mis à nu, les principes de la laïcité sauvage…une laïcité sans protection, sans défense. Une laïcité qui laisse naître en son sein, son ennemi juré…sous le masque des droits de l’Homme, droit à la liberté du culte, droit à l’association (sectes religieuses, fondations « caritatives religieuses, centres « culturels » religieux…etc.)…tout ce mécanisme diabolique qui se trame en occident au nom de la laïcité…rencontre un mécanisme assymétrique dans les pays arabo-musulmans, basé sur la religiosité à outrance, l’islamisation depuis la naissance, la prédication intensive (mosquées, médias, quartiers, rues…)…alors, les pseudos forums de laïcité « islamistes » analysés par l’illustre Rachid Ben Othman pullulent dans le monde et se font présenter sous différents slogans, titres et noms…on trouve: islam et démocratie, la tolérance en islam, la laïcité en islam, l’islam modéré, l’islam moderne, la finance en islam (slogans des plus bidons, sukuks islamyas)…en contre partie, on observe dans les pays arabo-islamiques, l’inquisition, l’étouffement des autres réligions concurrentes, l’application de la charia sanguinaire, l’élimination physique et morale de tous ceux, qui critiquent avec raison et argument à l’appui, cette réligion esclavagiste, sanguinaire déstructrice.

  3. Verru Amazigh dit :

    Loin de croire que les pays touchés font fi de ce danger. Le retour de la manivelle a commencé pour ces musulmans qui croient tout se permettre. Les uns après les autres ces pays mettent d’ores et déjà en avant les mesures draconiennes qui vont consister à renvoyer manu militari tous prêcheurs de violence à l’exemple de l’Australie et pour les autres ce n’est qu’une question de temps pour adapter leur législation.

  4. Adel dit :

    Meme si je suis aux antipodes des idees islamistes,je trouve que Cette analyse apocalyptique est tres caricaturale.il faut debattre et ne pas insulter.

    • on ne dialogue pas avec les islamistes ce serai du suicide

      • Adel dit :

        Je voulais simplement que quelque soit notre divergence d’idée ou d’opinion, nous devons toujours nous interdire l’insulte.

      • Mamie dit :

        Rachid Ben Othman….vous n,avez jamais si bien dit……………….

    • Karyne simard dit :

      Caricaturale…..eleve tes belles lunettes rose et regatdent autour de toi et tu verra que pour chaque eglise meme ici au quebec ya 3 mosquees baties…maintenant y veux mettre un quartier a mtl islamique j espere ne jamais voie ce jour!!….

  5. Sharon S. dit :

    Comment voulez-vous que l’on soit solidaire en manifestant dans les rues quand nous avons un gouvernement qui nous met des batons dans les roues? Constamment, il nous fait la sourde oreille et agit comme bon lui semble: l’augmentation annuel d’immigrants, l’acceptation du tchador, la foutaise sur la laïcité, et j’en passe! Si la plupart des gouvernement des pays occidentaux agissaient de la sorte, nous seront tous condamnés.
    Voici un texte écrit par un psychiâtre célèbre que je crois s’applique très bien à votre texte. Malheureusement la traduction n’est pas bonne mais je donnerais à la fin du texte, la version original pour ceux et celles qui savent lire l’anglais:

    Les références de l’auteur de l’histoire passée sont claires et précises. Ce n’est pas une longue lecture, il est facile de comprendre, et il en vaut la lecture.
    L’auteur de ce courriel est Dr.Emanuel Tanya, un psychiatre bien connu et très respecté. Un homme, dont la famille était allemande aristocratie avant la Seconde Guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes industries et les successions. Lorsqu’on lui a demandé combien de personnes allemandes étaient de véritables nazis, la réponse qu’il a donnée peut guider notre attitude envers le fanatisme:

    «Très peu de gens étaient de véritables nazis, dit-il,« mais beaucoup appréciait le retour de la fierté allemande, et beaucoup d’autres étaient trop occupés à prendre soin. Je faisais partie de ceux qui pensaient que les nazis étaient un tas d’imbéciles. Donc, la majorité était assise en arrière et laissait passer cela. Puis, avant que nous le savions, on leur appartenait, et nous avions perdu le contrôle, et la fin du monde étaient venus.

    Ma famille a tout perdu. Je me suis retrouvé dans un camp de concentration et les alliés ont détruit mes usines.
    On nous dit encore et encore par des «experts» et des «têtes parlantes» que l’islam est la religion de la paix et que la grande majorité des musulmans veulent juste vivre en paix.
    Bien que cette affirmation sans réserve peut être vraie, il est tout à fait hors de propos. Elle est dénuée de sens, destiné à nous faire sentir mieux, et destiné à diminuer quelque peu le spectre de fanatiques déchaînés à travers le monde au nom de l’Islam.

    Ce sont les fanatiques qui marchent.
    Ce sont les fanatiques qui font la une des 50 guerres de prise de vue à travers le monde.
    Ce sont les fanatiques qui assassinent systématiquement les groupes chrétiens ou tribaux en Afrique et prennent peu à peu sur l’ensemble du continent dans une vague islamique.
    Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, tuent, ou commettent le meurtre d’honneur. Ce sont les fanatiques qui prennent en charge mosquée après mosquée.
    Ce sont les fanatiques qui répandent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels.

    Le fait, difficilement quantifiable est que la majorité pacifique, la «majorité silencieuse», est intimidée et sans grande porté.
    La Russie communiste était composée de Russes qui voulaient juste vivre en paix, mais les communistes russes étaient responsables de l’assassinat d’environ 20 millions de personnes. La majorité pacifique n’était pas pertinente. L’énorme population de la Chine était pacifique aussi, mais les communistes chinois ont réussi à tuer un échelonnement de 70 millions de personnes.

    Le japonais moyen avant la Seconde Guerre mondiale n’était pas un sadique belliciste . Pourtant, le Japon a assassiné et massacré sur son chemin, à travers l’Asie du Sud-Est, une orgie de tueries qui comprenait l’assassinat systématique de 12 millions de civils chinois; tués par l’épée, pelle, et la baïonnette. Et qui peut oublier le Rwanda, qui s’est effondré dans la boucherie. Ne pourrait-on pas dire que la majorité des Rwandais étaient «épris de paix»?

    Les leçons d’histoire sont souvent incroyablement simples et franches, mais pour tous nos pouvoirs de la raison, nous manquons souvent les points les plus basiques et simples les musulmans épris de paix, n’ont pas été pertinents par leur silence. Épris de paix, les musulmans vont devenir notre ennemi s’ils ne parlent pas, puisque, comme mon ami de l’Allemagne, ils se réveilleront un jour et constateront que les fanatiques les possèdent, et la fin de leur monde aura commencé.

    Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Afghans, les Arabes,les Palestiniens, les Somaliens, les Nigérians, les Bulgares, et beaucoup d’autres qui ont été épris de paix, sont morts parce que la majorité pacifique n’a pas parlé jusqu’à ce qu’il était trop tard.

    Quant à nous qui regardons tout cela se dérouler, nous devons prêter attention au seul groupe qui compte – les fanatiques qui menacent notre mode de vie.

    Extrait du texte dans: http://www.actforamericaeducation.com/downloads/All_Files_by_Type/www-islam-watch-org_Others_German-View-on-Islam-Fanatic-Rule.pdf

  6. Adel dit :

    Tous les extremismes naissent dans le lit de la democratie.sharon nous fait un bon rappel historique,ce qui est bien,mais omet de nous raconter l’histoire de l’etat le plus raciste et le plus extremiste du monde…ceci n’est pas bien.un proverbe africain dit: » meme si le chien a quatre pattes,il ne pourra emprunter qu’un seul chemin ».prenons le meme chemin pour denoncer toutes les derives,ce sera tres bien.

  7. loulougstp dit :

    Merci Rachid pour ce que nous avons constaté ces derniers jours sur le couchouttage ! On voit les Libéraux agir oufff !

  8. Fatah dit :

    Nous avons quitté notre pays et nos parents a cause de ses gens et leurs double face, la contradiction est entre leurs discours et leurs actes. Ils ont donné la mauvaise image pour notre communauté.
    J’aimerais bien que la lois s’impose dans le sens de la laïcité, et mettre fin a toutes les associations religieuses intégristes et fascistes.

  9. thierryzambo dit :

    M. Othmane,

    Ce texte enflammé exprime un cri du cœur que plusieurs taisent de ce côté-ci de l’Atlantique. Bouazzi et son association AMAL, que vous nommez dans votre texte, sont passés maîtres de la mauvaise foi mielleuse. Bouazzi a même le culot de dire en entrevue: « C’est étrange que la Belgique et la France, qui sont les champion de la Laïcité rigide, sont ceux qui envoient le plus de djihadistes en Syrie ». Mais presque du même souffle, il reproche à des intervenants sérieux leur manque de preuves en lien avec la présence d’éléments radicaux ici, au Québec; je pense ici à Mme Fatima Houda-Pepin, seule député musulmane de notre Assemblée Nationale, expulsé du parti dont elle était membre car jugée trop alarmiste! C’était sur Radio-Canada! Ils ont accès aux média de masse, avec peu ou pas de contrepoids ou de challenge sérieux.

    De plus, on cherche à démoniser et à amoindrir les interventions de musulmans qui osent porter à nu l’islam radical. Par l’entremise de leurs « petits soldats, on les menace, quelques fois physiquement. Je pense aux Fatima Houda-Pepin, Nabila Ben Youssef, Djamila Benhabib, Tarek Fatah, et bien d’autres encore. Est-ce un hasard également qu’on s’en prenne à des femmes de notoriété publique? Évidemment, dès qu’on le peut, on sort la carte de l’islamophobie, ce nouveau point Godwin qui met fin à toute discussion dérangeante. C’est désolant!

    Je n’ose pas demander que les membres de la communauté musulmane locale (3% de la population au Québec) dont la plupart n’ont rien à voir avec l’intégrisme et les prêches radicales, sortent dans la rue. Je suis conscient du sentiment de peur, d’isolement et d’ostracisassions que certains d’entre-eux peuvent vivre, pris entre l’arbre de l’intégrisme et l’écorce du racisme (car il y en a, ne nous le cachons pas). J’aimerais simplement leur dire que nous les accueillons avec joie, et que nous voulons, pour la grande majorité du peuple Québécois, qu’ils se sentent ici, chez eux, libres de toutes ses manigances intégristes.

    Je ne suis pas religieux. Mais je souhaite la paix à tous les êtres de bonne volonté.

    • moi je pense que ces 3% doivent se lever contre cette minorité facho-islamistes et les arrêter sinon tous les musulmans vont être mis dans le même sac et c’est ce que je crains le plus ici en Tunisie on est entrain de les combattre et nous allons gagner contre cette vermine qui ne cherche qu’à empoisonner la société

      • Adel dit :

        Bonjour,
        meme si je partage l’essentiel sinon la totalite de vos idees pour combattre l’extremisme dans toutes ses couleurs,je vous informe que je fais partie de ces petits 3% et que je ne ressent aucun besoin de combattre cette minorite,car je n’ai aucun pouvoir de police,ni d’autorite legale pour le faire.seul l’etat et ses institutions disposent de ces pouvoirs et de ces attributs pour le faire et bien le faire.
        question: en quoi devrai-je me sentir concerne par les crimes de quelqu’un a l’autre bout de la planete,que je ne connais pas,que je ne voudrai jamais connaitre et avec lequel je ne partage rien,sauf peut etre une origine geographique.pour notre comprehension de la religion elle est aux antipodes l’une de l’autre.quand a sa pratique…c’est celle de truands convertis non pas a l’islam mais au crime.il faut que l’etat sevisse sans pitie.

      • Karyne simard dit :

        Adel c est en pensant comme ca que le reste du monde ma se faire manger…si chacun ce dis jsuis seuke jsuis pas la.police pis bla bla bla y auras personne pour se battre!! C est au peuple que revien le vrai pouvoir ca commence par 1 qui en i fluence 2 pis les 3 qui en influence chaqu un 2 ca fini par grimper vite mais pour ca faut avoir un veai courage de se tenir debout et persevere

  10. Giulio dit :

    salut Rachid, l’épidémie touche déjà le monde entier. Mais bien plus que le virus pathogène qui ne suit que sa nature, c’est les autorités sanitaires, les pharmacologues et les médecins négligents qui sont à blâmer, surtout si la maladie était contrôlable. Je pense que ce dernier mien double article (en ligne sub http://www.zlv.lu > Internationale Politik) complète assez bien le tien :

    Qui veut la guerre de religion ? (1)

    Les islamistes ? Ou bien… ?

    Une guerre de religion est-elle possible… de nos jours? En principe, non! La religion est l’une des plus anciennes expériences civilisatrices. En général – je ne parle pas de ses déviances, fanatismes, excès et perversions – la religion est l’une des premières tentatives de l’être humain, à peu près partout dans le monde, pour régler ses rapports avec ses semblables (procréation, sexualité, coexistence, solidarité, etc.), ainsi que pour expliquer ce qui lui paraît inexplicable. Sa faiblesse et sa force tout à la fois: l’appel à la transcendance, au surnaturel, c’est-à-dire à des «vérités» supérieures n’exigeant aucune justification une fois admises et qu’une transmission millénaire (maîtres, anciens, prophètes, «sages» ou autres «saints») permettra d’ériger en dogmes.

    La religion est donc en soi quelque chose de foncièrement et d’éminemment respectable, tout comme sont respectables nos géniteurs, car ils on cru de bonne foi à un tissu de solutions simplistes apportées aux questions de la vie et de la mort, censées expliquer l’inexplicable du moment et éviter le désarroi face à l’inconnu. La religion est respectable dans la mesure où on ne l’enferme pas dans un tissu de légendes, traditions surannées et allégories prises au mot, qui paralyse la réflexion autonome, la libre pensée et réduit la dignité du croyant à une caricature indigne de l’esprit que l’être humain est en droit de revendiquer. Et cela, ses disciples éclairés sont les premiers à en convenir. Sa vocation fondamentale n’est par conséquent en aucun cas belliciste, mais elle doit être instrument de paix, d’entente et de concorde.

    Il en va ainsi des religions que prônent la bible, le coran, les évangiles, les vedas, l’avesta, le bhagavad-gîtâ et tant d’autres. Créées par des peuplades cherchant tout à la fois leur vérité et comment en affirmer l’universalité et la permanence spirituelle, sociétale, voire politique, moins par la persuasion que – en vertu d’un présumé absolu transcendant (divin) – par la force, elles reflétèrent longtemps leur besoin d’auto-affirmation. Or, ces luttes pour la survie (communautaire, ethnique, puis nationale), à des époques où elle n’était jamais acquise, n’ont aujourd’hui plus de raison d’être et, même si elles semblent perdurer par ci par là, la religion n’y est plus que prétexte. Nous savons tous, en effet, que tous les conflits contemporains sont essentiellement géopolitiques, économiques et financiers.

    En fait, ramenée à l’expression d’une foi naïve en une influence morale présumée transcendante (divine) vécue simplement et paisiblement au sein de la sphère familiale ou communautaire dans le respect des valeurs humaines universellement reconnues (1), la pratique religieuse ne saurait déranger grand monde. Mais il en va tout autrement de ces perversions sectaires appelées wahhabisme (2) et salafisme (3), que subtilement, perfidement, les dirigeants d’Arabie Saoudite ont décidé d’instiller au monde, non pas par la violence directe, mais grâce à leur immense puissance financière. Rien à voir avec ces autres perversions (Daesh, Al Qaïda, etc.) dont se sont emparés quelques dizaines de milliers de terroristes criminels et qui ne reflètent pas davantage la religion musulmane que les assassinats du Ku Klux Klan n’exprimaient jadis le christianisme.

    Mais tout en n’ayant pas de rapport direct avec le terrorisme islamiste, le wahhabisme/salafisme prôné et diffusé par l’Arabie Saoudite à force de pétrodollars et de prédicateurs prosélytes dans le monde musulman et dans les pays occidentaux à forte présence musulmane, vise à une véritable hégémonie islamiste mondiale. C’est littéralement la reprise, par des moyens encore pacifiques, du djihad des VIIe et VIIIe siècles interrompu jadis en Europe par la résistance chrétienne. Les prémisses et premières avancées sont nombreuses. Dans la plupart des pays musulmans la charia (4) est en progression. Les femmes perdent peu à peu les libertés acquises durant la domination occidentale et, surtout, durant la victoire des nationalismes et des premiers gouvernements indépendants et y font toujours davantage l’objet d’humiliations, vexations et chicanes. Le voile islamique et même le niqab leur sont de plus en plus fréquemment imposés par leur milieu (sinon par la loi). L’adultère et l’homosexualité y sont gravement punis (parfois de mort) et des vêtements trop légers, ainsi que de simples manifestations affectueuses en public peuvent faire l’objet du pire mobbing, etc. Quant aux communautés musulmanes dans les pays occidentaux, où elles ont tenté tant bien que mal de s’intégrer pendant plusieurs dizaines d’années, de plus en plus nombreux sont ceux qui y affirment désormais sans complexes leur radicalisme religieux, leur mépris des valeurs humanistes et des droits de la femme, ainsi que de nos coutumes. Certains musulmans n’hésitent plus à refuser de serrer la main d’une femme, à exiger des cantines scolaires qu’elles cuisinent halal, à refuser que leurs enfants reçoivent des cours de philosophie ou de morale laïque et à n’autoriser leurs femmes à sortir que déguisées en momies. S’y ajoutent un certain nombre d’autres perversions, dont la faute revient aussi, tout comme dans ce qui précède, aussi bien au laxisme et à l’excès de tolérance des dirigeants européens qu’à la vénalité des nos affairistes incapables de résister au charme des pétrodollars. Je pense notamment aux projets de recouvrir les représentations peintes ou sculptées de corps féminins nus dans l’espace culturel public, ou au lancement par les grands couturiers de vêtements féminins dissimulant le dernier zeste de peau. Et je ne parle même pas de l’attitude brutalement phallocratique de certaines brutes qui se sentent provoquées sexuellement par des femmes vêtues (selon eux) trop légèrement et que l’islam wahhabite considère «bonnes à prendre».

    Ces quelques «petites» misères valent-elles donc à priori le déclenchement d’une guerre de religion? Certainement pas! Mais des réactions énergiques des pouvoirs, oui. En tout cas plus fermes que l’inertie de leurs prédécesseurs lors de la récupération par l’Allemagne de ses prairies rhénanes en 1936. Car, si nos dirigeants ne se rendent pas compte à temps que nous sommes tout au début d’une subreptice escalade belliciste et d’un véritable djihad larvé, qui n’a certes rien à voir avec le terrorisme, mais qui vise une islamisation progressive de notre société, une guerre civile risque d’éclater malgré nous. En effet, un nombre toujours plus grand de citoyens lambda (5) sont excédés par la faiblesse bornée des dirigeants occidentaux face aux exigences des islamistes wahhabites et salafistes (encore très minoritaires, mais en constante augmentation) armés financièrement et idéologiquement par les Saoudiens (6). Mais voilà qui exige l’ouverture d’une petite parenthèse, ou rappel d’histoire, qui nous fera d’abord remonter durant quelques paragraphes jusqu’au XIXème, puis au XXème siècle.

    à suivre

    Giulio-Enrico Pisani

    1) Signée le 10.2.1948, par les 58 États membres constituant alors l’Assemblée générale (www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/) puis par 193 états (dont 57 états musulmans avec certaines réserves, dont le respect de la charia: http://www.dreuz.info/2014/09/03/ les-droits-de-lhomme-sont-issus-de-la-tradition-biblique/
    2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Wahhabisme
    3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Salafisme
    4) Législation islamique: ensemble de lois conformes aux préceptes du coran, des hadiths et de la sunna.
    5) Je dis bien citoyen lambda, quelconque, n’étant pas plus sympathisants de l’extrême-droite que vous ou moi.
    6) Et des Qataris ?Et autres puissances du Golfe?
    .
    Qui veut la guerre de religion ? (2)
    … nos dirigeants ?

    Ainsi que je vous l’ai promis hier, amis lecteurs, voici une brève excursion aux XIXe et XXe siècles. En effet, le passé étant le géniteur du futur et, même dans des situations très différentes, des causes analogues produisant toujours des effets semblables, on aurait tort de négliger les enseignements de la sagesse populaire et de l’histoire. Aussi est-ce une jolie fable contée par le grand écrivain Léon Tolstoï, que j’ai découverte récemment, La souris dans la grange (1), qui m’a permis de comprendre l’importance dans les rapports humains et pour la paix du monde d’un phénomène dont j’eus l’intuition dès ma prime enfance. Elle est tellement brève, cette fable, que je puis vous la citer in extenso. «Une souris vivait dans une grange. Dans le plancher de la grange, se trouvait un petit trou par lequel tombait le blé. La souris vivait avec abondance, mais elle voulut en tirer vanité; elle rongea le trou, l’agrandit et invita ses compagnes à un festin. Venez chez moi vous amuser, leur dit-elle, il y aura de quoi vous régaler toutes! Quand elle eut amené les souris, elle ne put retrouver le trou; le moujik, apercevant cette ouverture dans le plancher, l’avait bouchée».

    De nombreux proverbes et dictons populaires expriment surement dans la plupart des cultures, avec toutes sortes de nuances, ce défaut si commun de l’espèce humaine. Rien qu’en français, je pense à «Tant va la cruche à l’eau qu’elle se brise»; «À trop tirer sur la corde, elle finit par casser»; «À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler»; «Qui trop veut rien n’obtient»; «Qui trop embrasse mal étreint», etc. Mais la sagesse populaire n’exprime ici que le vice lui-même du trop-vouloir, trop-exiger, ne-pas-savoir-se-contenter et ses conséquences néfastes pour la ou les personnes qui en demandent trop. Elle stigmatise donc la faute de ceux qui poussent le bouchon trop loin, mais non celle qui consiste à les laisser pousser le bouchon trop loin.

    Il arrive certes que le châtiment de la faute résulte de la faute elle-même, comme dans le cas de la corde qui s’use, puis casse, à force de tirer dessus. Mais, au fond, ainsi que l’écrit Tolstoï, c’est au moujik de mettre le holà aux excès de la souris. S’il ne le fait pas à temps, rien n’empêchera la souris de vouloir festoyer plus encore, d’agrandir encore davantage le trou et le moujik de voir disparaître tout son blé. Conséquence: réalisant enfin le désastre, le moujik, qui avait jusque là ignoré le mini-chapardage de la souris, emploiera les grands moyens. Et c’est la guerre. Et cette guerre ne sera pas seulement la conséquence du trop-vouloir de l’un (ou des uns), mais aussi de la négligence, d’une perception erronée de la situation, du je-m’en-foutisme, de l’inertie, de la faiblesse ou de l’esprit trop conciliant de l’autre, ou des autres. Ces autres se comportent dès lors comme la France et le Royaume-Uni en 1936, lorsque Hitler – au mépris des traités – fit réoccuper militairement la Rhénanie.
    Rebelote le 12.3.38 avec l’Anschluss (rattachement de l’Autriche au 3e Reich).
    Ré-rebelote le 1.10.38 avec l’invasion allemande des Sudètes (2) tchécoslovaques.
    Ré-ré-rebelote le 15.3.39 avec l’occupation de la Bohême et de la Moravie.
    Ré-ré-ré-belote en mars 1939 et l’occupation de Memel (Klaïpeda, Lituanie).
    Ré-ré-ré-ré-belote en septembre 1939 avec Dantzig (Gdańsk, Pologne) (3).

    Et ce fut – nous le savons tous – la goutte qui fit déborder le vase. L’occupation de Gdansk, et l’entrée en Pologne (4) des troupes allemandes provoquera enfin une réaction franco-britannique tardive et leur déclaration de guerre à l’Allemagne: un affrontement catastrophique pour l’humanité entière, qu’une réaction appropriée en 1936 eût peut-être évité. La logique d’apaisement et la faiblesse – les deux ne se confondant, hélas, que trop volontiers – des autorités franco-britanniques (5) de l’époque contribueront largement au déclenchement de la pire catastrophe humanitaire du siècle… Tout cela, parce que Daladier et Chamberlain avaient attendu trop longtemps sans réagir en voulant préserver à tout prix la paix. Et autant pour nos dirigeants actuels, au gabarit fort semblable!

    Quant aux immigrés musulmans contemporains, je peux leur citer – cas parmi tant d’autres, toutes choses égales par ailleurs – un émigrant-immigré des années 1950/60 que je connais personnellement et qui n’a jamais essayé de se singulariser par rapport aux populations qui l’accueillirent. Au moins aussi déraciné et pauvre que la majorité des immigrés dont je parle plus haut, il fut un enfant suisse en Suisse, un ado belge en Belgique, un jeune allemand en Allemagne et un père de famille luxembourgeois ici au pays. Fier de ses origines, mais ne les affichant pas et humble demandeur d’hospitalité passant par-dessus les quelques attitudes xénophobes ou suffisantes rencontrées ci et là, il fut partout accepté, voire recherché et s’en est fort bien trouvé.

    Il faut, en effet, à tout prix, éviter les amalgames! La grande majorité des musulmans résidant sur le sol européen sont comme le migrant ci-dessus. Ils n’ont aucun rapport avec l’offensive wahhabiste-salafiste saoudienne et se contentent de vivre et pratiquer leur religion en toute discrétion et conformément aux valeurs humanistes et séculières européennes. Aujourd’hui, seule une minorité est contaminée par ce djihadisme non-violent, mais tout-de-même conquérant et en forte progression. Continuer à tolérer ce phénomène subrepticement belliciste serait une faute grave, que la majorité des citoyens européens, toute croyances (ou incroyance) confondues, ne comprendrait pas. Cela reviendrait, comme jadis, à tenter d’éviter 1939-45 en cédant en 1936, puis deux fois en 1938 et deux fois en 1939. La conclusion qui s’impose et qu’il faut proclamer haut et fort: bien plus de fermeté chez nos dirigeants, mais aussi davantage de modestie et de discrétion, puis de franche assimilation chez les immigrés, permettra au ciel de s’éclaircir et d’éviter bien de tempêtes et de souffrances. À bons entendeurs salut !

    Giulio-Enrico Pisani

    ***

    1) Léon Tolstoï, Contes et fables, traduction par Ely Halpérine-Kaminsky, Librairie Plon, 1888 (Wikisource)
    2) Suite à l’accord donné à Hitler par le Français Daladier et l’Anglais Chamberlain à Munich le 30.9.1938
    3) http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/national-socialisme/72723#kU8YrmQFyIpVp2P0.99

  11. Giulio dit :

    Voici mon double article, Rachid (en ligne sub http://www.zlv.lu Internationale Politik) qui pourrit assez bien compléter le tien :

    Qui veut la guerre de religion ? (1)

    Les islamistes ? Ou bien… ?

    Une guerre de religion est-elle possible… de nos jours? En principe, non! La religion est l’une des plus anciennes expériences civilisatrices. En général – je ne parle pas de ses déviances, fanatismes, excès et perversions – la religion est l’une des premières tentatives de l’être humain, à peu près partout dans le monde, pour régler ses rapports avec ses semblables (procréation, sexualité, coexistence, solidarité, etc.), ainsi que pour expliquer ce qui lui paraît inexplicable. Sa faiblesse et sa force tout à la fois: l’appel à la transcendance, au surnaturel, c’est-à-dire à des «vérités» supérieures n’exigeant aucune justification une fois admises et qu’une transmission millénaire (maîtres, anciens, prophètes, «sages» ou autres «saints») permettra d’ériger en dogmes.

    La religion est donc en soi quelque chose de foncièrement et d’éminemment respectable, tout comme sont respectables nos géniteurs, car ils on cru de bonne foi à un tissu de solutions simplistes apportées aux questions de la vie et de la mort, censées expliquer l’inexplicable du moment et éviter le désarroi face à l’inconnu. La religion est respectable dans la mesure où on ne l’enferme pas dans un tissu de légendes, traditions surannées et allégories prises au mot, qui paralyse la réflexion autonome, la libre pensée et réduit la dignité du croyant à une caricature indigne de l’esprit que l’être humain est en droit de revendiquer. Et cela, ses disciples éclairés sont les premiers à en convenir. Sa vocation fondamentale n’est par conséquent en aucun cas belliciste, mais elle doit être instrument de paix, d’entente et de concorde.

    Il en va ainsi des religions que prônent la bible, le coran, les évangiles, les vedas, l’avesta, le bhagavad-gîtâ et tant d’autres. Créées par des peuplades cherchant tout à la fois leur vérité et comment en affirmer l’universalité et la permanence spirituelle, sociétale, voire politique, moins par la persuasion que – en vertu d’un présumé absolu transcendant (divin) – par la force, elles reflétèrent longtemps leur besoin d’auto-affirmation. Or, ces luttes pour la survie (communautaire, ethnique, puis nationale), à des époques où elle n’était jamais acquise, n’ont aujourd’hui plus de raison d’être et, même si elles semblent perdurer par ci par là, la religion n’y est plus que prétexte. Nous savons tous, en effet, que tous les conflits contemporains sont essentiellement géopolitiques, économiques et financiers.

    En fait, ramenée à l’expression d’une foi naïve en une influence morale présumée transcendante (divine) vécue simplement et paisiblement au sein de la sphère familiale ou communautaire dans le respect des valeurs humaines universellement reconnues (1), la pratique religieuse ne saurait déranger grand monde. Mais il en va tout autrement de ces perversions sectaires appelées wahhabisme (2) et salafisme (3), que subtilement, perfidement, les dirigeants d’Arabie Saoudite ont décidé d’instiller au monde, non pas par la violence directe, mais grâce à leur immense puissance financière. Rien à voir avec ces autres perversions (Daesh, Al Qaïda, etc.) dont se sont emparés quelques dizaines de milliers de terroristes criminels et qui ne reflètent pas davantage la religion musulmane que les assassinats du Ku Klux Klan n’exprimaient jadis le christianisme.

    Mais tout en n’ayant pas de rapport direct avec le terrorisme islamiste, le wahhabisme/salafisme prôné et diffusé par l’Arabie Saoudite à force de pétrodollars et de prédicateurs prosélytes dans le monde musulman et dans les pays occidentaux à forte présence musulmane, vise à une véritable hégémonie islamiste mondiale. C’est littéralement la reprise, par des moyens encore pacifiques, du djihad des VIIe et VIIIe siècles interrompu jadis en Europe par la résistance chrétienne. Les prémisses et premières avancées sont nombreuses. Dans la plupart des pays musulmans la charia (4) est en progression. Les femmes perdent peu à peu les libertés acquises durant la domination occidentale et, surtout, durant la victoire des nationalismes et des premiers gouvernements indépendants et y font toujours davantage l’objet d’humiliations, vexations et chicanes. Le voile islamique et même le niqab leur sont de plus en plus fréquemment imposés par leur milieu (sinon par la loi). L’adultère et l’homosexualité y sont gravement punis (parfois de mort) et des vêtements trop légers, ainsi que de simples manifestations affectueuses en public peuvent faire l’objet du pire mobbing, etc. Quant aux communautés musulmanes dans les pays occidentaux, où elles ont tenté tant bien que mal de s’intégrer pendant plusieurs dizaines d’années, de plus en plus nombreux sont ceux qui y affirment désormais sans complexes leur radicalisme religieux, leur mépris des valeurs humanistes et des droits de la femme, ainsi que de nos coutumes. Certains musulmans n’hésitent plus à refuser de serrer la main d’une femme, à exiger des cantines scolaires qu’elles cuisinent halal, à refuser que leurs enfants reçoivent des cours de philosophie ou de morale laïque et à n’autoriser leurs femmes à sortir que déguisées en momies. S’y ajoutent un certain nombre d’autres perversions, dont la faute revient aussi, tout comme dans ce qui précède, aussi bien au laxisme et à l’excès de tolérance des dirigeants européens qu’à la vénalité des nos affairistes incapables de résister au charme des pétrodollars. Je pense notamment aux projets de recouvrir les représentations peintes ou sculptées de corps féminins nus dans l’espace culturel public, ou au lancement par les grands couturiers de vêtements féminins dissimulant le dernier zeste de peau. Et je ne parle même pas de l’attitude brutalement phallocratique de certaines brutes qui se sentent provoquées sexuellement par des femmes vêtues (selon eux) trop légèrement et que l’islam wahhabite considère «bonnes à prendre».

    Ces quelques «petites» misères valent-elles donc à priori le déclenchement d’une guerre de religion? Certainement pas! Mais des réactions énergiques des pouvoirs, oui. En tout cas plus fermes que l’inertie de leurs prédécesseurs lors de la récupération par l’Allemagne de ses prairies rhénanes en 1936. Car, si nos dirigeants ne se rendent pas compte à temps que nous sommes tout au début d’une subreptice escalade belliciste et d’un véritable djihad larvé, qui n’a certes rien à voir avec le terrorisme, mais qui vise une islamisation progressive de notre société, une guerre civile risque d’éclater malgré nous. En effet, un nombre toujours plus grand de citoyens lambda (5) sont excédés par la faiblesse bornée des dirigeants occidentaux face aux exigences des islamistes wahhabites et salafistes (encore très minoritaires, mais en constante augmentation) armés financièrement et idéologiquement par les Saoudiens (6). Mais voilà qui exige l’ouverture d’une petite parenthèse, ou rappel d’histoire, qui nous fera d’abord remonter durant quelques paragraphes jusqu’au XIXème, puis au XXème siècle.

    à suivre

    Giulio-Enrico Pisani

    1) Signée le 10.2.1948, par les 58 États membres constituant alors l’Assemblée générale (www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/) puis par 193 états (dont 57 états musulmans avec certaines réserves, dont le respect de la charia: http://www.dreuz.info/2014/09/03/ les-droits-de-lhomme-sont-issus-de-la-tradition-biblique/
    2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Wahhabisme
    3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Salafisme
    4) Législation islamique: ensemble de lois conformes aux préceptes du coran, des hadiths et de la sunna.
    5) Je dis bien citoyen lambda, quelconque, n’étant pas plus sympathisants de l’extrême-droite que vous ou moi.
    6) Et des Qataris ?Et autres puissances du Golfe?
    .
    Qui veut la guerre de religion ? (2)
    … nos dirigeants ?

    Ainsi que je vous l’ai promis hier, amis lecteurs, voici une brève excursion aux XIXe et XXe siècles. En effet, le passé étant le géniteur du futur et, même dans des situations très différentes, des causes analogues produisant toujours des effets semblables, on aurait tort de négliger les enseignements de la sagesse populaire et de l’histoire. Aussi est-ce une jolie fable contée par le grand écrivain Léon Tolstoï, que j’ai découverte récemment, La souris dans la grange (1), qui m’a permis de comprendre l’importance dans les rapports humains et pour la paix du monde d’un phénomène dont j’eus l’intuition dès ma prime enfance. Elle est tellement brève, cette fable, que je puis vous la citer in extenso. «Une souris vivait dans une grange. Dans le plancher de la grange, se trouvait un petit trou par lequel tombait le blé. La souris vivait avec abondance, mais elle voulut en tirer vanité; elle rongea le trou, l’agrandit et invita ses compagnes à un festin. Venez chez moi vous amuser, leur dit-elle, il y aura de quoi vous régaler toutes! Quand elle eut amené les souris, elle ne put retrouver le trou; le moujik, apercevant cette ouverture dans le plancher, l’avait bouchée».

    De nombreux proverbes et dictons populaires expriment surement dans la plupart des cultures, avec toutes sortes de nuances, ce défaut si commun de l’espèce humaine. Rien qu’en français, je pense à «Tant va la cruche à l’eau qu’elle se brise»; «À trop tirer sur la corde, elle finit par casser»; «À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler»; «Qui trop veut rien n’obtient»; «Qui trop embrasse mal étreint», etc. Mais la sagesse populaire n’exprime ici que le vice lui-même du trop-vouloir, trop-exiger, ne-pas-savoir-se-contenter et ses conséquences néfastes pour la ou les personnes qui en demandent trop. Elle stigmatise donc la faute de ceux qui poussent le bouchon trop loin, mais non celle qui consiste à les laisser pousser le bouchon trop loin.

    Il arrive certes que le châtiment de la faute résulte de la faute elle-même, comme dans le cas de la corde qui s’use, puis casse, à force de tirer dessus. Mais, au fond, ainsi que l’écrit Tolstoï, c’est au moujik de mettre le holà aux excès de la souris. S’il ne le fait pas à temps, rien n’empêchera la souris de vouloir festoyer plus encore, d’agrandir encore davantage le trou et le moujik de voir disparaître tout son blé. Conséquence: réalisant enfin le désastre, le moujik, qui avait jusque là ignoré le mini-chapardage de la souris, emploiera les grands moyens. Et c’est la guerre. Et cette guerre ne sera pas seulement la conséquence du trop-vouloir de l’un (ou des uns), mais aussi de la négligence, d’une perception erronée de la situation, du je-m’en-foutisme, de l’inertie, de la faiblesse ou de l’esprit trop conciliant de l’autre, ou des autres. Ces autres se comportent dès lors comme la France et le Royaume-Uni en 1936, lorsque Hitler – au mépris des traités – fit réoccuper militairement la Rhénanie.
    Rebelote le 12.3.38 avec l’Anschluss (rattachement de l’Autriche au 3e Reich).
    Ré-rebelote le 1.10.38 avec l’invasion allemande des Sudètes (2) tchécoslovaques.
    Ré-ré-rebelote le 15.3.39 avec l’occupation de la Bohême et de la Moravie.
    Ré-ré-ré-belote en mars 1939 et l’occupation de Memel (Klaïpeda, Lituanie).
    Ré-ré-ré-ré-belote en septembre 1939 avec Dantzig (Gdańsk, Pologne) (3).

    Et ce fut – nous le savons tous – la goutte qui fit déborder le vase. L’occupation de Gdansk, et l’entrée en Pologne (4) des troupes allemandes provoquera enfin une réaction franco-britannique tardive et leur déclaration de guerre à l’Allemagne: un affrontement catastrophique pour l’humanité entière, qu’une réaction appropriée en 1936 eût peut-être évité. La logique d’apaisement et la faiblesse – les deux ne se confondant, hélas, que trop volontiers – des autorités franco-britanniques (5) de l’époque contribueront largement au déclenchement de la pire catastrophe humanitaire du siècle… Tout cela, parce que Daladier et Chamberlain avaient attendu trop longtemps sans réagir en voulant préserver à tout prix la paix. Et autant pour nos dirigeants actuels, au gabarit fort semblable!

    Quant aux immigrés musulmans contemporains, je peux leur citer – cas parmi tant d’autres, toutes choses égales par ailleurs – un émigrant-immigré des années 1950/60 que je connais personnellement et qui n’a jamais essayé de se singulariser par rapport aux populations qui l’accueillirent. Au moins aussi déraciné et pauvre que la majorité des immigrés dont je parle plus haut, il fut un enfant suisse en Suisse, un ado belge en Belgique, un jeune allemand en Allemagne et un père de famille luxembourgeois ici au pays. Fier de ses origines, mais ne les affichant pas et humble demandeur d’hospitalité passant par-dessus les quelques attitudes xénophobes ou suffisantes rencontrées ci et là, il fut partout accepté, voire recherché et s’en est fort bien trouvé.

    Il faut, en effet, à tout prix, éviter les amalgames! La grande majorité des musulmans résidant sur le sol européen sont comme le migrant ci-dessus. Ils n’ont aucun rapport avec l’offensive wahhabiste-salafiste saoudienne et se contentent de vivre et pratiquer leur religion en toute discrétion et conformément aux valeurs humanistes et séculières européennes. Aujourd’hui, seule une minorité est contaminée par ce djihadisme non-violent, mais tout-de-même conquérant et en forte progression. Continuer à tolérer ce phénomène subrepticement belliciste serait une faute grave, que la majorité des citoyens européens, toute croyances (ou incroyance) confondues, ne comprendrait pas. Cela reviendrait, comme jadis, à tenter d’éviter 1939-45 en cédant en 1936, puis deux fois en 1938 et deux fois en 1939. La conclusion qui s’impose et qu’il faut proclamer haut et fort: bien plus de fermeté chez nos dirigeants, mais aussi davantage de modestie et de discrétion, puis de franche assimilation chez les immigrés, permettra au ciel de s’éclaircir et d’éviter bien de tempêtes et de souffrances. À bons entendeurs salut !

    Giulio-Enrico Pisani

    ***

    1) Léon Tolstoï, Contes et fables, traduction par Ely Halpérine-Kaminsky, Librairie Plon, 1888 (Wikisource)
    2) Suite à l’accord donné à Hitler par le Français Daladier et l’Anglais Chamberlain à Munich le 30.9.1938
    3) http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/national-socialisme/72723#kU8YrmQFyIpVp2P0.99

  12. Wow! Merci pour ce texte coup de poing.

  13. pleine conscience dit :

    le défi de tous les msulmans est de réussir à de disconnecter de leur ego religion et surtout de leur ego « identitaire », car c’est le plus dangeureux – hitler l’avait bien compris quand il a décidé de créer des systèmes de croyances autour des juifs entre autres, car l’ego a besoin d’en découdre avec quelqu’un et quelque chose constament afin de maintenir la division dans l’humanité ! le nous egoïque transforme d’honêtes gens en de pires des monstres capables de faire n’importe quoi au nom de cet identité fausse et complètement imaginaire ! la souffrance est le quotitiden et cela se terinera pas encore plus de souffrance jusqu’à ce que les msulmans comprennent qu »ils se sont fait compl;tement piégé par des super ego dysfonctionnels ! je souhaites à tous ceux-là de redevenir eux-mêmes sans l’ego à leur vraie nature pleinement conscient et connecté avec les autres humains dans l’amour et la paix https://www.youtube.com/watch?v=DYXT395Z8x8&feature=em-subs_digest

  14. […] Source : Le Québec attaqué par une épidémie qui ne dit pas son nom ! […]

  15. Albert Lévesque dit :

    Ils sont intolérants, violents et agressif, ils menacent tout ce qui ne convient pas à leur religion, ils envahissent les pays étranger et veulent y imposer leur vision malade et déséquilibré de fanatique religieux.
    Tous les pays qui subissent l’oppression musulmane ont régressé, les femmes sont opprimées et méprisées, les non musulmans persécutés.
    Il est grand temps de se réveiller …

  16. Pat dit :

    j aime votre franchise et honnetteté dans vos propos tout en étant objectif sur la question,,, oui crise identitaire il y a,, vous voulez vous établir au Québec,, super,,, mais conformé vous a votre pays hote,, ce n est pas a nous a plier a vos demandes,,, je ne te dicterai jamais comment je me comporterais chez toi,, de meme chez moi tu nous respecte et tu te conforme a la masse,,,,

  17. Dcembre dit :

    Pourquoi y a pas les boutons: J »aime et Reblog… de WP ici? Merci.

  18. […] Source : Le Québec attaqué par une épidémie qui ne dit pas son nom ! […]

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