Rachid Ben Othman

La Tunisie recevra le prix Nobel de l’impunité !

Par Rachid Ben Othman

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Le gouvernement a trouvé le détergent magique qui lave plus blanc ! Ne dites pas projet de loi  la réconciliation dans le domaine économique et financier  mais dites que la corruption financière et le détournement des deniers publics sont légitimes  

Un vrai scandale qui s’ajoute aux centaines de scandales dont le pays a été habitué. La Tunisie est un pays ou les vrais voleurs peuvent commettre leurs forfaits tranquillement sans se soucier ni de la justice qui n’existe que pour traquer les petits délinquants et  les non jeûneurs ou ceux qui transportent de la bière, ni  de l’intérêts de leurs pays. Une vraie mafia qui a opéré des décennies durant et continue à le faire laissant le pays dans un état chaotique.

Un projet de loi dit-on qui vise, à faire réussir le processus de la justice transitionnelle ; Foutaise ! cela fait presque cinq années que les tunisiens vivent dan l’espoir de voir tous ces criminels devant les tribunaux entrain d’être juger pour leurs crimes contre ce pays. Hélas ! ce ne fût jamais le cas mais ces ravisseurs du pouvoir ont tout fait pour nous faire oublier le pourquoi de cette révolte en accumulant d’autres problèmes générant d’autres préoccupations beaucoup plus graves et dangereuses à un point que l’on se bat même pour notre existence. tous les gouvernement qui se sont succédé ont perpétué l’impunité afin d’empêcher également une véritable réconciliation nationale privant ainsi la société de tous moyens de renforcer l’état de droit et la démocratie. Ce n’est pas le temps qui va se charger de guérir les blessures  loin de là, le mal restera enraciné dans la conscience nationale il évoluera et perdurera.

Béji Caied Sebsi propose la réconciliation avec les criminels qui ont spolié la Tunisie durant des décennies et libérer ceux d’entre eux qui sont en prison ! Oui bonne idée et pourquoi pas pour la même occasion vider tous les prisons et les fermer ainsi que tous les tribunaux du pays et passer l’éponge sur tous les crimes commis avant Ben Ali et ceux commis par la sectes Nahdha et acolytes durant ces quatre dernières années. et de cette façon on aura tous la paix comme le veux monsieur le président ! Mais attention on gardera quelques prisons pour les jeunes consommateurs de haschisch en augmentant même leurs peines ! A bien dit Einstein que le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire

Une telle loi ne fera que perdurer voir encourager d’avantage la corruption financière et les détournements des biens publics, elle ne sera bénéfique que pour les voleurs et non pas pour le peuple, c’est utopique voir débile de croire que cela va booster l’économie ou encourager l’investissement loin de là, on ne peut bâtir sur des bases pourries; Au-delà de la quête élémentaire de justice de la part des victimes, la première obligation est d’empêcher par tous les moyens que l’histoire ne se répète.

NOUS VOULONS TOUTE LA VÉRITÉ ! Nous ne pouvons accepter ce pouvoir et cette impunité qui ne font que rendre ces malfrats plus audacieux et plus arrogants, le peuple n’a que la justice sur laquelle il doit compter encore fraudait-il aussi qu’elle existe !  On n’accorde pas le pardon aux criminels , on les met sous les verrous et on saisis tous leurs avoir et les biens qu’ils ont accumulé par la corruption et le vol tout au long de leurs parcours. C’est ça la justice elle ne peut avoir d’autres définitions Mr le président BCS à moins que vous voulez rendre l’ascenseur à tous ceux qui vous ont soutenu financièrement dans votre campagne électorale et rendre service à vos anciens amis ou amis de leurs amis, la Tunisie n’a pas besoin de malfrats et de ces castes.

Une autorité qui capitule face à l’impunité transmet au peuple et aux futures générations  un avenir de corruption de banditisme et de profonde immoralité, vidant de tous sens les notions de paix et de démocratie. Voter cette loi c’est démontrer que la  société est  incapable de prouver que l’impunité n’a pas de droit de cité en son sein et qu’elle se prête à accomplir une sorte de suicide social. 

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QUE L’AVENUE BOURGUIBA TREMBLE LE 13 AOÛT, AUCUNE EXCUSE POUR LES ABSENTS

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Par Rachid Ben Othman

 – Ce matin du 12 août au Bardo les parasites de la république ont manifesté contre les libertés individuelles et l’égalité des sexes et le rapport de la COLIBE qu’ils n’ont jamais lu d’ailleurs, ils n’étaient pas nombreux un millier au plus malgré les gros moyens, la logistique et l’argent dépensé pour ramener ces ennemis de la liberté de partout sur la scène du crime. Ceci dit le 13 août la réponse à ces bonobos doit être d’une force extrême, on doit être des centaines de milliers au centre ville pour crier BASTA À CE CIRQUE qui n’a que trop duré avec ses conséquences néfastes pour le pays. Il faut cette fois-ci dire un grand DÉGAGE à tous ces imposteurs qui ont ruiné la Tunisie et qui ont pris en otage tout un peuple, à commencer par cette ARP et ce gouvernement de la honte et chasser tous ces terroristes islamistes, hommes des cavernes et ces traîtres et véreux du pouvoir.

Le 13 août 2018 à 18h l’avenue Habib Bourguiba doit parler et crier très fort et sans ambiguïté,

Ce 13 Août, crions Non à un Etat hybride, oui pour les libertés indivisibles, oui pour l’égalité, oui pour une Tunisie laïque.

Soyons toutes et tous présents à cette manifestation pour arracher de force l’égalité et les libertés qui sont des droits et qui ne se mendient pas, on doit se mettre dans la tète que l’avenir se joue en cette journée de la femme.

  • Il est temps de remettre les pendules à l’heure, et de remettre tous ces destructeurs de la nation et tous ces charlatans à leurs places.

La Tunisie a été classé première dans le malheur à cause justement de cette politique catastrophique menée depuis janvier 2011 et voilà encore ce gourou et khouanji Ghanouchi qui vient cracher son venin à partir de la Turquie que l’islam n’est pas une religion en soi mais un État, une société, une civilisation, et une culture, donc ou bien l’on attend de voir tout ce pays se transformer à un grand mausolée là où il n’y aura que des morts vivants ou bien on fout à tous ces terroristes un bon coup de pied au cul. Vive la femme libre tunisienne, vive la Tunisie.

Allez go !

L’AVENIR DU PAYS SE JOUE CE 13 AOÛT 2018 

À tous ces vauriens dont la devise  » JE SAUVE MA PEAU ET JE M’EN FOUS DU RESTE »

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L’arène politique tunisienne grouille de renégats, de tartuffes, de perfides, de félons, de scélérats, de brigands etc… qui sont à l’image d’une partie de cette société ça il n’y a aucun doute. Je dis ça en me basant sur l’état catastrophique du pays qui est géré depuis huit années par cette souche d’humanoïde. 

Je m’adresse aux premiers responsables surtout à Youssef Chahed dont les ambitions ne sont plus à démontrer pour le rappeler de son échec cuisant et lui dire qu’un homme politique requiert de grandes qualités humaines en premier le dévouement à une cause, l’éthique de conviction et l’éthique de la responsabilité. Il doit avant tout se soucier des citoyen à penser à travailler pour améliorer leurs vie et non pas pour s’assurer un poste, une qualité de vie ou des gains personnels. Faire de la politique c’est avoir beaucoup d’humilité, une fibre humaniste et la qualité de servir et ne pas chercher à être servi. Un politicien ne doit pas avoir recours au mensonge pour se tirer d’affaire, alors que nous voyons tout le contraire chez ces pseudos politiciens dont la mégalomanie et le narcissisme sont leurs points forts et leurs traits dominants polluant l’espace politique tunisien qui est en réelle crise d’éthique et de compétence. Ils sont là rien que pour satisfaire un ego démesuré et servir des castes mafieuses et des sectes porteuses d’une idéologie néfaste et extrêmement dangereuse.
Voilà ce que la Tunisie vie depuis l’apparition de tous ces humanoïdes qui ont engendré un vrai désert politique, social et culturel, et une mentalité de  »je sauve ma peau et le m’en fous du reste » ainsi que le retour en masse au paganisme. Il faut attendre quelques générations pour faire surgir des hommes et des femmes politiques dignes de ce nom à condition de désinfecter le pays de tous ces malfrats qui reste une tâche ardu.

D’un autre côté le peuple porte aussi une grande responsabilité sur tout ce qui se passe, il est responsable de la galère ou du bonheur de son pays  car c’est lui qui a choisi ses gouvernants et c’est aussi lui qui se tait et ne réagit pas face aux dépassements et aux crimes. Toute opinion se situe entre la connaissance et l’ignorance et généralement c’est la balourdise et l’aveuglement qui l’emportent. Les gens prennent tout ce qu’on leur donne et avalent tout ce qu’on leurs présente, il suffit de porter les lunettes d’un Bourguiba ou imiter ses gestes ou reprendre ses paroles ou encore porter l’habit du saint ou adopter l’attitude d’un prophète pour faire croire au philanthrope et au samaritain alors qu’on est peut être devant des individus qui cachent des monstres. Oui c’est le peuple qui est responsable de son fourneau ou de sa béatitude et son allégresse parceque tout dépend de son choix qui doit être basé sur la connaissance et non sur l’ignorance ou de son silence aussi.

Rachid Ben Othman 

Lettre ouverte à une ‘Cheikhesse’

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Madame la Cheikhesse,

Permettez-moi tout d’abord de vous féliciter pour votre ‘élection’ sur le trône de la Capitale. Veuillez excuser le vouvoiement. Je ne dis ‘‘Tu’’ qu’à celle et celui que j’aime.

Sachez, Dame dérivée, que votre gloire est artifcielle. Elle est acquise par notre propre échec. Vous la devez à la faillite, l’usure de nos valeurs que vous avez feint de vous approprier. ‘Wèliii amrik’, votre bienfaiteur, ne s’est pas trompé en vous accordant sa bénédiction. En louant votre ‘élection’, il loue au fait sa propre ‘érection’. Il sait que vous avez des ovaires, et votre fécondation n’est porteuse que de ses chromosomes xy. Votre siège, le siège sur lequel vous vous asseyez en est habité. Il a été confectionné à bon escient pour cette tâche. Détrompez-vous, vous ne pouvez tromper que celles qui vous ressemblent.

Ceux qui vous ont ‘élue’ sont les ‘élus’ de satan. vous n’êtes pas un genre. Vous êtes un récipient. Le phallus fanatique vous identifie comme telle. Vous reproduisez votre propre ‘haine’, la haine de votre ‘sexe’ (je sais que vous ne comprenez rien au ‘genre’). Vous avez beau appeler les femmes ‘‘célibataires’’ comme la honte de la société, sachez que vous êtes au fait en train de parler de vous-même. Quant à elles, elles restent ‘impénétrables’. Le gourou qui vous ‘‘célèbre’’ en sa Jebba de la ‘‘fête’’ vous prépare à ‘l’excision’. Il n’est nul autre que celui dont vous n’êtes que l’ombre, lui-même ombre d’autres ombres.

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La Chekhesse

Tenez la queue avant qu’elle ne vous échappe. Saisissez ce conseil et mettez-vous en besogne. Rendez Tunis un lieu infâme. Entourez-vous de vos sosies ‘voilées’. Demain, vous vous allierez à celles de la burqa. Faites la chasse à la joie de vivre. Lapidez les irréductibles du bien-être. Faites-nous boire de la pisse de vous égouts. Instaurez la fatwa. Dressez vos guillotines. Importez les tortionnaires de Qatar. Votre ami Erdogan pourrait se joindre pour les munitions. De longs jours de règne vous attendent, ‘mairesse’ ! Soyez imbéciliquement heureuse, Dame-ombre des ténébres ! De tout mon cœur, je vous souhaite une saison estivale à ne pas finir, à 200° à l’ombre.

Signature,

Citoyen castré

NOTE: en tant que femme, soyez comme la légende vous définit. Soyez vipère et caméléon. Invitez Hamma Hammami. Usez de votre charme. Il a un faible pour ….. Si vous savez comment le prendre, il sera désarmé. Parlez-lui de votre lutte commune, des sacrifices de Radhia. Soyez en certaine, il ne jurera que par votre nom par après.

Abdennebi Ben Beya

Tunisie: Quand la sagesse perd son latin …

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Dr. Olfa Mahjoub Djebeniani

Le régime politique est devenu comme un corps véreux et vermoulu et il se vante à tort celui qui considere qu’un membre moins malade dans un tel corps est un membre sain !
La Tunisie d’aujourd’hui ne diffère d’un corps souffrant; tous ses membres ne sont à l’abri, et on ne peut la décrire autrement !
Les vrais citoyens souffrent autant, mais ils s’accrochent encore car nature leur a appris qu’il faut toujours espérer pour ne pas tomber dans les gouffres de la dépression. Cependant, le démembrement de la Tunisie s’accentue que même la sagesse a perdu son latin !
Qu’avez-vous fait chers élus ?
Pouvons-nous encore espérer trouver dans ce corps tunisien souffrant un politicien sain ?
Excusez ma question ! À vrai dire qui peut prétendre être sain dans un tel climat suffoquant ?
Qui aime vivre dans le déni ou sous couvert de mensonges et de déguisement ? Aucun esprit ne le veut bien évidement ! Donc disons les choses telles qu’elles sont !
La Tunisie est rachitique et a vraiment besoin d’intervention, et faisant lutter les maux par la vigueur de la patience n’est plus la solution ! Ce n’est parce que la patience est stérile, bien au contraire, la patience est une force et un don, mais être patient ne veut aucunement dire croiser les bras en attendant un éventuel miracle changement ! Ne veut dire maintenir une situation “couronnée” d’échec depuis maintenant huit ans !
Nous sommes bien conscients qu’en cas de maladie, si on n’arrive plus à voir la lueur d’une éventuelle amelioration, maintenir le même traitement au nom de la patience se transforme en une perte de temps !
Certes, notre chère Tunisie attend la guérison, mais ceux qui aiment commander prétendant pouvoir la sauver devraient défendre sa cause et non leurs propres intérêts ! N’ont-ils pas vu que notre pays demeure dans une descente sans précédent ?
Pourquoi n’arrivent-ils pas à diagnostiquer les véritables causes d’un tel effondrement ? Est-ce à cause de leur aveuglement ? Ou peut être une confusion de crépuscule qui affecte leur pensée suite à leur entêtement ?!
Pourquoi n’arrivent-ils pas à s’en sortir et avouer courageusement qu’un tel regime politique ne sera apte ni à sauver le pays ni d’assurer son développement ?
Depuis longtemps, nous entendons leurs discours, et quoiqu’ils se disent, la conscience les accuse car la Tunisie ne mérite un tel scandaleux comportement ne mérite de se trouver devant l’obligation de suivre leurs prescriptions tout en flottant dans une gigantesque bulle de savon !

Chose est sûre, la majorité des tunisiens souffre aujourd’hui mais attention ! Ce peuple ne sera un peuple nain !
Donc, «chère» classe politique, prière de nous épargner les faux prétextes et les fausses excuses, on n’en a pas besoin !
En outre, c’est inutile de nous apporter un soit disant traitement qui n’est en fait qu’un comprimé périmé nocif à la digestion !
Faudrait-il pas mieux prescrire un véritable et efficace traitement, ou pour vous ce n’est pas encore temps !?
Et bien, la principale maladie de la Tunisie n’est autre que vos essais qui ne sauraient faire des effets en-dehors de la mise à jour de vos accablantes imperfections !
À cause de votre conflit d’intérêt permanent, nous sommes devenus tous malades, et nul n’est resté à l’abri, nul n’est resté sain !
L’espoir de vous voir réussir ce parcours se dégrade du jour en jour pendant que nos cœurs souffrent de pincements !
Qui croyait bien faire en nous promettant une bonne issue au nom de la révolution n’avait fait qu’enfoncer la Tunisie et ses citoyens dans un état d’ébranlement !
Le dinars s’est effondré en cascade, et nos chers politiciens continuent leur balade, à qui doit-on pardonner maintenant ?
Qui décide du bien à son pays la prépare contre les flots et les vents car l’orage n’est plus loin !

Qu’avez vous fait chers élus ?!
Le démembrement de la Tunisie s’accentue, et nous prions que notre raison ne soit combattue . Hélas ! Même la raison s’est empoisonnée de soupçons ces derniers temps !
Savez-vous qu’à force de vivre les déclins en voyant la majorité des politiciens en train de faire tout pour cacher leurs vraies intentions, nous sommes devenus des experts et n’est plus difficile pour nous de détecter leurs véritables visages malgré tout déguisement ?!
Nous savons que les mensonges qui demeurent en tête sont en fait un dangereux outil en dérèglement, et c’est une déplaisante coutume de nous considérer toujours des débiles ! Nous ne le sommes pas à ce point !
Ceux qui aiment la Tunisie n’ont pas besoin de le dire mais de le prouver à chaque occasion, et ceci ne nécessite ni ingéniosité ni invention !
Quant à ceux qui pensent honorer leur nature en se dénaturant et en se donnant quelques injurieuses mutations à fin qu’ils restent debout, ils ne pourront le faire que pour un instant, en fait, ils ne vont pouvoir aller plus loin car nature elle-même accélèrera leur amputation !

Dr Mahjoub Djebeniani Olfa.

Tunis accueille les virtuoses Elizabeth Sombart & Fabrice Eulry au théâtre municipal le 23 novembre

Les  pianistes virtuoses internationaux Elizabeth Sombart et Fabrice Eulry seront présents au Théâtre Municipal de Tunis, jeudi 23 novembre 2017 à 19H30.

Cet événement est l’occasion de voir les deux grands  musiciens et pédagogues français.

Les billets sont actuellement disponibles au guichet du Théâtre Municipal de Tunis. Prix : 10 DT – 20 DT – 30 DT 

Fabrice Eulry et son piano fou !

Fabrice Eulry qui pendant trente ans a parcouru le monde avec son piano et s’est produit plus de 4000 fois dans 18 pays sur quatre continents, ce très grand pianiste fantaisiste, talentueux, généreux et un véritable acrobate du clavier est née en 1962 et a passé son enfance en Tunisie. Ses influences, du blues de Ray Charles, jusqu’au rock’n roll d’Elvis, la musique Baroque, classique, Romantique russe, allemande ou encore française, la musique de la Nouvelle Orléans (Bog Bang de Swing, Rag Time, Scott Joplin, James Scot…) et reste même quelque monodique classique orientale vestige de son enfance passé en Tunisie.

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Elizabeth Sombart la musique au couleur de l’âme

Elizabeth Sombart a laissé ses empreintes dans les cœurs des spectateurs tunisiens lors de son passage au théâtre de Tunis en 2015 qui ont été envahi de puissants émotions, c’étaient des moments inoubliables. Elizabeth a commencé le piano à l’age de 5 ans et s’est produit pour la première fois en public à l’âge de 11 ans. Elle se produit dans le monde entier ou les salles les plus prestigieuses l’accueillent Paris Londre, New York, Japon, Amsterdam, Barcelone, Munichk, Beyrouth, Cologne, Rome, Bucarest etc… Le journaliste Gilles Charlassier a écrit: « Elle distille un Chopin subtil, à mille lieues des excès sentimentaux sous lesquels on l’a parfois fait couler. Faisant chanter également la main gauche et la droite, elle restitue la richesse harmonique de ces pages intérieures, équilibrant les motifs mélodiques pour en exalter la beauté polyphonique »

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Prison ferme contre un couple pour un baiser – La Tunisie devient invivable ?

Quatre mois et demi de prison ferme pour un franco-algérien et trois mois de prison pour une tunisienne et la raison c’est de s’être embrassés dans une voiture.
On en est pas à la première arrestation et condamnation de ce genre en Tunisie qui considère qu’un baiser est un crime et une atteinte à la pudeur et non un acte d’amour. La seule chose je peux ajouter, car ce sujet je l’ai traité plus d’une fois et avons même en 2013 organisé la  » journée nationale des embrassades  » justement après une condamnation similaire sur un couple d’adolescents, c’est que nous sommes entrain d’anticiper notre descente en enfer, notre faillite et notre isolation avec ces lois de la honte, on ne doit plus chercher pourquoi on est déjà arrivé à cette décadence la réponse est bien devant nos yeux. Soit on change soit on est foutu et pour de bon 😔

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Voici les faits rapportés par l’avocat Ghazi Mrabet :

Elle est tunisienne. Cadre dans une entreprise à Tunis.
Lui est franco-algérien. Cadre dans une société marseillaise. Il est arrivé à Tunis le vendredi dernier vers 22h30. Il rejoint ses potes(avec sa petite valise) au Yuka à Gammarth. Il y retrouve son amie vers minuit. Ils commandent deux bières chacun. Elle n’en boit qu’une et demie. Ils quittent ensemble le Yuka à 2h. Ils s’arrêtent rapidement pour discuter sur la route touristique de Gammarth. Au bout de deux minutes, une voiture de police arrive. Les flics leur demandent leur pièces d’identité. Elle prend son sac. Elle remet sa carte identité. Le franco-algérien ne parle pas un mot en arabe. Son passeport est dans sa valise dans le coffre arrière. Les policiers lui crient dessus de suite, insultent et le font descendre de force. Il leur remet son passeport. Ils fouillent ses bagages puis la voiture partout même en dessous des tapis. Ils sont conduits au commissariat de police. Au bout d’une vingtaine de minutes, l’un des policiers vient vers eux pour leur annoncer qu’ils peuvent rentrer chez eux. Fin de l’histoire? Non! Elle vient de commencer. Le franco-algérien se croyant en France ou dans un film dit aux flics: « Vous pensez que ça va s’arrêter là? Je veux vos noms et vos immatriculations. J’ai l’intention d’en parler à mon ambassade. » Et c’est là que leur vie va basculer.
Un PV est rédigé de suite. Ils les lui font signer sous la menace. « Vous ne signez pas, départ pour la case prison  » Ils demandent à avoir l’assistance d’un avocat, de pouvoir contacter un proche. Rien. Tout leur est refusé. Ils insistent. Refus catégorique ponctué par des cris d’insultes. Ils finissent par céder et signent le PV. Ils sont transférés en matinée à la maison d’arrêt de Bouchacha. Ils y passent la nuit du dimanche. Ils comparaissent devant un substitut du procureur le dimanche à 9h du matin. Oui! J’ai bien écrit dimanche alors que la délai de détention est toujours en vigueur et une prolongation de détention préventive est possible. Le substitut du procureur les auditionne. Ce n’est qu’à cet instant qu’ils apprennent ce que la police leur reproche. Il mentionne le fait que le franco-algérien ne comprend pas langue arabe. Il qualifie les faits et décide d’émettre un mandat de dépôt contre les deux. Voici les charges retenues contre eux: atteinte à la pudeur, atteinte aux bonnes moeurs, ébriété sur la voie public, tapage, refus de se conformer à un ordre et outrage à un fonctionnaire public pendant l’exercice de ses fonctions. Ils passèrent trois nuits en prison, lui à la prison civile d’Elmorneguia, elle à la prison des femmes de la Manouba.
Leur audience s’est tenue hier devant la juge du tribunal cantonal de Carthage. Ils ont été défendu par deux avocats. Le franco-algérien a fini par avoir un traducteur. Au début de l’audience, le frère de la femme a pris la main de sa soeur pour l’embrasser longuement. Je n’oublierai jamais ce moment de tendresse et d’immense tristesse à la fois. La juge les a longuement auditionnés. Ils ont nié les faits. Ils n’ont reconnu que d’avoir bu une toute petite quantité de bière.Après délibération, la juge les comdamna à de la prison ferme.
2 mois pour les deux atteinte à la pudeur et 15 jours pour refus d’obtempérer à un ordre
15 jours pour la tunisienne pour état d’ébriété
2 mois pour le franco-algérien pour outrage à un fonctionnaire public et atteinte aux bonnes moeurs.
Soit au total 3 mois fermes pour elle, 4 mois et demi pour lui.
Au-delà des vices de procédures qui se ramassent à la pèle, rien de ce qu’a mentionné la police dans le PV n’est véridique. Une affaire montée de toute pièce. Une machine de l’enfer est mise en place. Une machine dont la police est le principal acteur trainant avec elle une justice dépassée, conservatrice, d’une autre époque. Une justice qui viole souvent les textes de loi et au meilleur des cas finit par user le justiciable. Ce même justiciable ne demande pas grand chose. Il veut tout simplement avoir à bénéficier de son droit.
Ces deux personnes sont victimes d’un système qui perdure malgré les avancées. Un système où la police confortée par une mentalité de plus en plus conservatrice rejette la construction démocratique et le progrès. Ce genre de violation de la loi n’est pas anodin.
Nos condamnés « pour un petit moment de discussion dans la voiture en fin de soirée  » ont fait appel de leur jugement. Une audience en appel aura lieu dans les prochaines semaines. Il faudra non seulement les libérer mais également les débouter parce que le dossier est vide juridiquement au delà des vices de procédures qui pourraient tout annuler.
Nos victimes comptent sur la mobilisation de la société civile. De chacun d’entre vous.

Ce qui arrive aux autres n’arrive pas qu’aux autres. Nous sommes les autres de demain.

UGTT : « SYNDICAT et/ou PARTIE POLITIQUE » ?

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Avec plus de 500.000 adhérents, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la puissante Centrale syndicale, est un acteur incontournable de la scène politique tunisienne depuis sa fondation. Dialogue national, négociations syndicales, grèves générales et autres, L’UGTT mène le bal et impose sa cadence. L’UGTT est affiliée à la Confédération internationale des syndicats libres puis, dès novembre 2006, à la Confédération syndicale internationale, ceci pour sa « casquette syndicale » à l’international. Si le rôle premier d’un syndicat à l’international par définition est de défendre les intérêts professionnels d’une catégorie de personnes, mais l’UGTT « déborde » de ce champ d’action, ceci en rapport avec l’équation mouvante dans le temps du rapport de force avec le pouvoir en place, et aussi de la situation générale du pays.
Fondée le 20 janvier 1946 par Farhat Hached, leader syndicaliste assassiné le 5 décembre 1952, l’UGTT aura d’abord un rôle crucial à jouer dans la lutte pour l’indépendance. En 1956 l’UGTT, l’UTIC(patronat) et l’UNA (Union nationale des agriculteurs) s’unissent avec le Néo-Destour (d’Habib Bourguiba) pour créer un « Front national ». Ce dernier raflera la totalité des sièges à l’Assemblée constituante chargée d’instituer la première République (dont 19 députés élus de l’UGTT), mais n’étaient plus que 2 sur les listes du « Rassemblement constitutionnel démocratique »(RCD) en 2009. Plusieurs personnalités issues de l’UGTT deviendront également ministres et les vases communicants entre syndicalistes et politiques se mettent en place.
Avec l’accession au pouvoir de Habib Bourguiba premier Président de la république tunisienne, la relation entre le parti-État et le syndicat historique se concrétise dans une forme de « quasi-bipartisme ». Bref c’était un « mariage de raison » du temps de Bourguiba. Par contre pour la période de la dictature sous Ben Ali, l’UGTT est progressivement « mise au pas ». La direction de la Centrale syndicale s’alignera, dès les années 90, sur les positions du régime et sera accusée de malversations, et d’inertie coupable. Dans les années 2000, l’élection d’Abdessalem Jrad en tant que secrétaire général confirme cette tendance, jusqu’aux jours précédents le départ du dictateur déchu. L’appel à une grève générale le 14 janvier 2011 permettra en effet de redorer quelque peu le « blason terni » du syndicat.
Mais “coup de tonnerre” le 17 janvier 2011, l’UGTT accepte de participer au gouvernement de transition de Mohamed Ghannouchi, malgré le maintien de ministres »RCDistes ». Ainsi donc sans consulter au préalable la base, les trois syndicalistes Houssine Dimassi, Abdeljelil Bédoui et Anouar Ben Gueddour sont respectivement nommés ministre de la Formation et de l’Emploi, ministre sans portefeuille et secrétaire d’État auprès du ministre du Transport et de l’Équipement. 24 heures plus tard, ces derniers démissionnent face à la colère de la population refusant la présence de ministres membres du RCD aux postes-clés, et surtout sans consultations préalables intersyndicales. Sa capacité de mobilisation lors de l’instabilité des premiers mois suivants le départ de Ben Ali en fait toutefois un acteur principal, consulté automatiquement et en premier lieu pour la composition des gouvernements de transition Ghannouchi 2 et Essebsi.
Souvent dans les rangs d’une opposition fortement affaiblie depuis les élections du 23 octobre 2011 et l’arrivée au pouvoir des islamistes, l’UGTT cherche à se repositionner et à maintenir son influence politique. Le « bras de fer » venant à la confrontation verbale voir même physique par moments avec les « disciples » d’Ennahdha est entamé. Ainsi après avoir maintes fois critiqué le syndicat pour son rôle hautement politique, Rached Ghannouchi, leader du parti islamiste d’Ennahdha adopte un discours plus apaisé pour limiter les points de friction. Bref l’UGTT était donc un « rempart infranchissable » de l’islamisation dévastatrice et totale du pays, c’est en quelque sorte notre « sauveur ».
Depuis et à ce jour, l’UGTT est de tous les dialogues, de toutes les concertations et de toutes les négociations politiciennes et partisanes. Dans le bureau de Houcine Abassi, les leaders politiques, les responsables d’organisations ou encore les ambassadeurs se bousculent pour tenter de trouver une solution à la crise politique déclenchée depuis la mort de Mohamed Brahmi. « A force de faire de la politique l’UGTT ne fait plus de grève ou presque », s’amuse Najmeddine Hamrouni, membre du Conseil de la Choura d’Ennahdha et conseiller à la présidence du gouvernement. Elle est même l’une des composantes du « Quartet du dialogue national » qui obtient le prix Nobel de la paix en 2015, ceci pour son succès dans la mission qui a abouti à la tenue des élections présidentielles et législatives, ainsi qu’à la ratification de la nouvelle Constitution en 2014.
Résultat au présent, en plus des missions revendicatives que les syndicats assument habituellement, L’UGTT participe à toutes les structures et à toutes les instances du débat national. Elle donne également son avis sur tous les dossiers politiques, économiques et sociaux les plans de développement, la législation du travail, la réforme du régime maladie, assurance, et autres dossiers socio-économiques, voire même des pourparlers directs avec les instances internationales, dont financières, Banque mondiale et FMI, et rencontres avec des hautes personnalités étrangères, récemment avec Bachar Al Assad à Damas. L’UGTT est co-signataire depuis le 13 juillet 2016 de « l’Accord de Carthage », qui représente la feuille de route pour la constitution d’un gouvernement d’Union nationale et la fixation de ses priorités,en vigueur à ce jour.
Pour assurer son autonomie et surtout son indépendance du pouvoir en place, les sources de financements de l’UGTT estimés à 25 MDT par an, proviennent principalement des cotisations, mais aussi elle est autorisée par ses statuts à recevoir des dons et des aides à condition que cela ne porte pas atteinte à sa liberté d’action. Nabil Ourari, directeur de la législation du travail à la direction générale du travail au ministère des Affaires sociales indique, “qu’il existe juridiquement deux méthodes de financement pour les syndicats : soit les subventions à travers la CNSS soit les adhésions des affiliés. La part importante du financement provient des adhésions qui sont collectées par la retenue sur salaire moyennant un formulaire à remplir par l’affilié”. Et d’ajouter que “La problématique se situe au niveau du Chef du gouvernement qui doit donner l’ordre aux ministres pour activer cette procédure”, par circulaire à renouveler tous les ans . Ce droit n’est accordé qu’à l’UGTT et pas aux autres syndicats, du-moins à ce jour, malgré le jugement contraire du tribunal administratif du 26/6/2015 (1) .
La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) finance aussi les organisations professionnelles (UGTT – UTICA) via un fond géré par la CNSS au profit de la Présidence du gouvernement, estimé récemment à 184 MDT. Paru dans le Jort en date du 31 décembre 1974, c’est un document dont très peu de tunisiens connaissent même l’existence. Ceux qui le savent, et notamment les différents dirigeants de l’organisation patronale tunisienne et leurs alter ego au sein de la puissante centrale syndicale ouvrière n’en ont jamais révélé l’existence. A cette date, il avait été décidé d’augmenter la cotisation patronale, au titre du régime de sécurité sociale (CNSS), de 0,5 % de l’ensemble des salaires, des rémunérations et des bénéfices reçus par les salariés. Elle concerne «tous les patrons adhérents obligatoirement à la CNSS, exclusion faite pour les bénéficiaires des privilèges de la loi du 27 avril 1972 … ». Le paradoxe c’est qu’Ammar Youmbaï l’ex-ministre des Affaires sociale indique qu’en 2015, que l’UGTT avait un contentieux d’impayés chronique, de 4 MDT, relatif aux arriérés de cotisations sociales sur ses salariés qu’elle verse à la CNSS, réglé via ce fond par la gouvernance de Jomaa sous forme de subventions, et pareil au profit de l’UTICA pour 4,8 MT (2) .
L’UGTT possède et gère donc son patrimoine composé par un ensemble d’entreprises et de coopératives économiques et sociales. Ce sont principalement : L’Hôtel Amilcar (vendu en septembre 2011), L’Imprimerie de l’UGTT, La Société d’assurances et de réassurances El Ittihad, L’agence de voyage : Union Tunisienne du Tourisme (UTT), La coopérative de pêche(COSOUP). Le syndicat dispose aussi de son propre journal (Echaâb). Le secrétaire adjoint de la centrale syndicale Sami Tahri précise que “le coût élevé de la nouvelle bâtisse inoccupée, que s’est offerte la centrale syndicale à la cité El Khadra à Tunis, est de 24 MDT, provenant du prix de la vente d’un terrain appartenant à l’UGTT et sis à Mohamed V, et à deux crédits bancaires pour un montant total avoisinant les 8 millions de dinars”.
Manifestement, en profitant de l’affaiblissement des gouvernements successifs depuis la révolution, l’UGTT a fini par imposer son emprise sur le pays, en se substituant à l’Etat et en se prenant pour le centre de tous les pouvoirs. Mais avec le temps la centrale syndicale a été prise dans le piège de ses propres contradictions, de sa volonté déclarée de consacrer son hégémonie sur la vie politique, économique, sociale et même culturelle du pays en appelant à l’annulation du spectacle de Michel Boujnah, programmé cet été par le festival de Carthage. En voulant être le centre du pouvoir, elle refuse de recentrer son activité et d’être en cohérence avec son rôle originel, d’où parfois une fuite en avant dommageable. Je considère que l’UGTT, avec certains partis politiques, et la faiblesse des 7 Chefs de gouvernements successifs depuis 2011, cette forte centrale syndicale a une part de responsabilité dans l’instabilité politique, les difficultés économiques et le bouillonnement social qui menacent aujourd’hui le processus de transition démocratique.
Conséquences inéluctables de cette superpuissance syndicale surtout depuis 6 ans, le « ras le bol », avoué ou pas de certains politiciens, comme récemment celui entre autres, du Président « d’Afek Tounes » Yassine Brahim qui a déclaré, que « l’union syndicale publie des communiqués politiques plus que les partis politiques », et que « L’UGTT peut nier qu’il est une partie politique mais il est clairement une partie politique, qui participe dans les décisions pour le pays. L’UGTT impose aussi aux Chefs de gouvernements d’être officiellement consulté ceci pour donner son “aval” (avis) préalable à la nomination des membres du gouvernement, et en plus d’exiger des remaniements ministériels, voire même l’éviction de ministres en exercices comme Said Aidi, Neji Jalloul et d’autres étaient victimes de ce Dictât syndical. Sans oublier l’ex-ministre Mohamed Fadhel Abdelkefi, remonté contre Bou Ali Mbarki SG adjoint de l’UGTT, qui a refusé même d’ouvrir des négociations avec lui pour la réduction de 25.000 fonctionnaires en 2017, ceci pour se conformer aux accords avec le FMI, ce dernier rétorquant sèchement que c’est une “ligne rouge”. Le comble, récemment à l’issue de sa visite « officielle » à l’hôpital régional de Kasserine, le SG de l’UGTT Noureddine Tabboubi a annoncé l’organisation prochaine, par la centrale syndicale, d’une conférence nationale à la recherche des solutions pour sauver le système de santé tunisien. Il se substitue donc au Ministère de la santé (3). Mais à l’extrême certains avancent l’éventuelle préparation par ce syndicat d’un « Lech Walesa » local, pour gouverner le pays. Bref trop c’est trop .
Au final je considère que l’UGTT depuis 1946 à ce jour, utilise historiquement une « double casquette » de syndicat et de « parti politique non déclaré », avec des hauts et des bas, selon l’interprétation des uns et des autres, en bien ou en mal, voire même parfois avec des « dérapages ». Je considère aussi que pour éviter dorénavant « l’hégémonie » faut recadrer les syndicats, en adoptant une nouvelle loi organique, comme en cours au Maroc, qui doit préciser les « limites du travail » syndical, définir l’équation à respecter entre droits et devoirs syndicaux, le minimum de service qu’il faut assurer pendant les grèves surtout dans le secteur public mais aussi privé, les financements autorisés et leurs natures, devises ou autres, et surtout son contrôle financier annuel à posteriori, de tous ses livres comptables par la « cour des comptes » ou autre instance indépendante à définir, le bilan doit être rendu public, ceci pour éviter les débordements et surtout la corruption. Sans oublier au passage que certains reprochent toutefois à l’UGTT, une trop forte centralisation du pouvoir, une faible représentation des femmes, du secteur privé et de certaines régions comme le Sahel, ce qui nécessite un réajustement structurel interne pour corriger cette donne.
Mon présent article n’est absolument pas un réquisitoire contre L’UGTT, que je respecte au passage, voire même comme citoyen je lui suis redevable pour son combat à l’indépendance du pays. Je suis donc bien loin d’être anti-UGTT, en général “antisyndicaliste” ni même “syndicalophobe”, au contraire je considère que l’UGTT depuis sa fondation était un véritable “contre pouvoir”, essentiel pour la pérennité de la paix sociale. J’ai tout simplement par ma lecture essayé d’établir l’évolution de cette centrale via ses actions, en bien ou en mal, dans l’histoire contemporaine de la Tunisie .
Jamel Saber 

La Tunisie a lancé la bombe, les égyptiens paniquent !

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Par Rachid Ben Othman

L’annonce  d’abattre l’inégalité entre les sexes à l’occasion de la fête de la femme le 13 Août et d’en finir avec cette injuste notamment dans l’héritage et le mariage a fait l’effet d’une bombe atomique dans les pays à majorité musulmane surtout en Egypte où des voix se sont élevées pour crier aux blasphème comme dans le temps de l’inquisition.

AL AZHAR SORT SES GRIFFES 

Il ne nous manquait que les charlatans de la mosquée d’Al Azhar l’ignoble pas le noble pour nous donner des leçons déjà qu’on se bat avec ceux d’ici même s’ils ne font pas le poids. Je comprends leur position car une fois tous les obstacles envers l’égalité homme-femme surtout sur la question successorale seront franchis en Tunisie il y aura certainement une contagion dans le monde dit musulman et cette peur émane d’une vérité concrète que ces égyptiens sentent venir un jour ou l’autre chez eux. Les tunisiennes et les tunisiens n’ont pas à apprendre de leçons surtout venant du fief des frères Satan,  de l’islamisme et l’obscurantisme.

La femme égyptienne est toujours soumise à leur charia, elle est considérée à vie comme mineure. Son mari plutôt mâle dominant n’est que son tuteur et peut la répudier à tout moment, elle a eu très récemment le droit à demander le divorce mais ça reste le parcours du combattant et rarement elle y arrive à avoir gain de cause si le mâle refuse. Si elle quitte le foyer conjugal il a le pouvoir de la ramener par la force de police, elle n’a le droit de bouger qu’avec sa permission oui ne vous étonnez pas il y a pire et c’est ça la charia de ces muftis d’Al Azhar qui veulent donner des leçons à la femme tunisienne libre. Ils auraient mieux fait de s’occuper des milliers de filles de 11 ans et un peu plus louées à des riches  pédophiles arabes pendant l’été,  oui c’est une vérité que vous ne pouvez cacher, au lieu de vous occuper de ce qui ne vous regarde pas. Vos fatwas à la con ont condamné des millions de femmes égyptiennes à vivre mutilées de leurs organes génitaux, l’excision cette pratique barbare vous l’avez béni, dites-moi y a-t-il plus cruel et plus monstres que vous ? Mais avouez que la femme tunisienne vous fait trembler car elle est libre et vous avez peur qu’elle passe cette vertu à la femme égyptienne chose que je souhaite de tout coeur et ce moment arrivera un jour ou l’autre et vous allez vous trouver dans les bennes à ordures.

APRÈS AL AZHAR VOILÀ UN PARTI POLITIQUE ÉGYPTIEN QUI FOUT SON NEZ DANS NOS AFFAIRES !

Les attaques venant de l’orient surtout d’Égypte contre la Tunisie pleuvent de tout bord à cause du projet de suppression des lois qui entravent encore l’égalité homme-femme. Même des partis politiques égyptiens ont mis leurs nez dedans appelant l’Arabie Saoudite et les pays musulmans à décréter des sanctions contre la Tunisie qui d’après leurs logiques les appels de tunisiens et l’initiative de BCS concernant l’héritage et le mariage des tunisiennes avec des non musulmans sont une hérésie et contraire à la charia islamique, pour eux ce discours est irrévérencieux envers Allah.

Finalement ceci confirme cette distance d’ouverture d’esprit et le décalage culturel entre les orientaux et les tunisiens et maghrébins en général mais surtout cette colonisation des esprits qui date de quatorze siècles dont ils veulent maintenir à tout prix.

Encore une fois, moi tunisien je dis à ces orientaux mêlez vous de ce qui vous regarde la Tunisie est un pays souverain et n’est pas sous votre tutelle, c’est un pays libre grand par son peuple et par son leadership sur les questions des libertés surtout l’émancipation de la femme, ce n’est de vous qui considérez encore la femme comme un objet sexuel que l’on va recevoir des leçons. Que vous le voulez ou pas vos femmes s’émanciperont Alors vos gueules s’il vous plaît !

Journée de la femme, Tunisie… – Elham Bussière-

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-Par ilham Bussière –

« Dans ce pays qui s’enorgueillit volontiers de son « exception » en matière de condition féminine, les féministes ont mis au jour les limites d’une telle exception, et fait apparaître l’ampleur du consensus autour de ces limites. En s’attaquant aux dernières citadelles de la norme, elles ont pu faire l’inventaire de ses défenseurs, et des leurs. C’est peu dire que la balance continue de pencher du côté des premiers.
(…) Accusées souvent d’être coupées de leurs sociétés ? À défaut de pouvoir les changer comme elles le voudraient, elles sont en tout cas pour l’instant les seules à faire bouger les lignes.
(…) Mais il manque quelque chose à tout cela, elles bataillent pour le droit, contre le voile, contre les régressions qui semblent les menacer. Elles dénoncent publiquement les violences misogynes, du tabassage « normal » des épouses indociles jusqu’aux crimes d’honneur… mais le sexe reste tabou. Le silence des corps.  »
Sophie Bessis, Les arabes, les femmes, la liberté.

Les femmes, en Tunisie, autant de réalités, autant de stratégies pour vaincre les résistances.
Ma stratégie ? la poésie. C’est clair. Radicale poésie, qui ne fait l’impasse sur rien de ce qui touche les femmes. Indocile poésie parce que sans identité. Universelle poésie qui ne fait appel ni à la culture, ni à la religion, ni aux mortelles opinions, convictions. Poésie, monde qui laisse entrevoir que la liberté des corps et l’autonomie sexuelle ne sont pas étrangères aux femmes.

Alors, lorsque les femmes de Tunisie se réunissent pour un 13 aout, elles peuvent sortir de leur féminisme consensuel, tutélaire, et enfin intégrer une jeune Amina Sboui. Il n’y a pas de respect des limites fixées par la bienséance, par l’ordre étable, par les repères identitaires. Amina Sboui est des nôtres, aussi.

J’arrête là pour ce jour.
Un poème de Nizar Qabbani, que je lisais ce jour de juin dernier sur le terrasse de l’Institut du Monde Arabe. La photographie a été prise par mon amie Sandrine Zalcman.

JE LIS TON CORPS… ET ME CULTIVE

(…)

O ma bien aimée,
Qu’est-ce donc que cette patrie
Qui se comporte avec l’Amour
En agent de la circulation ?
Cette patrie qui considère que la Rose
Est un complot dirigé contre le régime,
Que le Poème est un tract clandestin
Rédigé contre le régime?
Qu’est-ce donc que ce pays
Façonné sous forme de criquet pèlerin
Sur son ventre rampant
De l’Atlantique au Golfe
Et du Golfe à l’Atlantique,
Parlant le jour comme un saint
Et qui, la nuit tombant,
Est pris de tourbillon
Autour d’un nombril féminin?

IV

Qu’est-ce donc cette patrie

Qui exerce son infamie
Contre tout nuage de pluie chargé,
Qui ouvre une fiche secrète
Pour chaque sein de femme,
Qui établit un PV de police
Contre chaque rose?

V

O bien aimée
Que faisons-nous encore dans cette patrie
Qui craint de regarder
Son corps dans un miroir
Pour ne pas le désirer?
Qui craint d’entendre au téléphone
Une vois féminine
De peur de rompre ses ablutions?
Que faisons-nous dans cette patrie égarée
Entre les œuvres de Chafi’i et de Lénine,
Entre le matérialisme dialectique
Et les photos pornos,
Entre les exégèses coraniques
Et les revues Play Boy,
Entre le groupe mu’tazélite
Et le groupe des Beattles,
Entre Rabi’a-l-‘Adaouya
Et Emmanuelle?

VI

O toi être étonnant
Comme un jouet d’enfant
Je me considère comme homme civilisé
Parce que je suis ton Amant,
Et je considère mes vers comme historiques
Parce qu’ils sont tes contemporains.
Toute époque avant tes yeux
Ne peut être qu’hypothétique,
Toute époque après tes yeux
N’est que déchirement ;
Ne demande donc pas pourquoi
Je suis avec toi :
Je veux sortir de mon sous-développement
Pour vivre l’ère de l’Eau,
Je veux fuir la République de la Soif
Pour pénétrer dans celle du Magnolia,
Je veux quitter mon état de Bédouin
Pour m’asseoir à l’ombre des arbres,
Je veux me laver dans l’eau des Sources
Et apprendre les noms des Fleurs.
Je veux que tu m’enseignes
La lecture et l’écriture
Car l’écriture sur ton corps
Est le début de la connaissance:
S’y engager de la connaissance:
S’y engager est s’engager
Sur la voie de la civilisation.
Ton corps n’est pas ennemi de la Culture,
Mais la culture même.
Celui qui ne sait pas faire la lecture
De l’Alphabet de ton corps
Restera analphabète sa vie durant.

NIZAR QABBANI.

Khulood la reine des sables qui défie le royaume des ténèbres !

 

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Par Rachid Ben Othman

UNE FEMME N’EST HEUREUSE QUE SI ELLE PEUT FAIRE SELON SA VOLONTÉ 

Ôh combien j’admire cette jeune femme qui porte bien son nom Khulood  (خلود اليافعي ) elle incarne bien l’immortalité de la liberté.  Par son courage et sa détermination elle a su briser les chaînes de l’asservissement qui pèsent sur son être et son existence et non pas seulement les siens mais celles de toutes ces femmes qui vivent dans l’esclavage dans ces pays de ténèbres ou la femme n’est qu’un objet de désir, de sexe ambulant,  une couveuse et une vache à lait.  

Khulood le monde libre entier te salut et te tire sa révérence et moi en premier car toi seule a pu défier les forces  ténébreuses qui sévissent dans ton pays où le noir macabre est norme pour toutes ces femmes de force enveloppées dans ce linceul de la  »vie ». Tu as balayé toutes ces noirceurs qui couvrent les esprits de cette société en sortant libre comme l’air avec ta jolie mini-jupe et sur ce sable d’Arabie tu as lancé le défi et bravé l’interdit, qu’elle courage lorsqu’on tous savent que tu risquais même ta vie. Tu as porté le symbole de la liberté de la femme et la liberté de son corps la Mini-jupe qui a même gagné sa journée mondiale le 6 juin de chaque année et qui restera l’étendard de la liberté et j’en suis plus que fier de l’avoir lancé en 2015 et l’avoir créé.

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Tu as envoyé le message qu’il fallait à cette  »Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice »  pour leur dire assez j’en a marre de vos chaînes qui m’empoisonnent qui ne me  le laisser ni vivre ni souffler ni respirer, j’en ai marre de vos conneries et votre maladie qui n’ont fait que me pourrir me faire détester l’existence et la vie. Tu leurs a donné la leçon qu’aucun politiciens n’a pu donner,  et j’espère que cela va ouvrir les yeux et donner le courage à toutes ces femmes opprimées afin de se rebeller et se libérer du joug de ces monstres qui pour eux ne sont que des brebis qu’on doit guider et châtier si elles n’obéissaient.   Vous n’avez  plus le droit aujourd’hui de vous soumettre et baisser les bras face à ces bourreaux ! Dites NON à l’esclavage OUI  à la liberté ! 

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Khulood  ton appel ton message et tes cries de détresses ont été entendu dans le monde entier, et toutes les femmes et tous les hommes libres  ont le devoir de te soutenir ce qui revient à soutenir et ces millions de femmes opprimées qui nous conjurent de les soutenir alors nous ne devons les ignorer nous devons. pensez à vos filles pensez à vos soeurs et à vous-même, il faut dire BASTA – STOP – ARRÊTER – YEZZI FOK ! On en a marre de tout ça.

Rachid Ben Othman président de la LDLL et créateur de la Journée mondiale de la Mini-jupe

 

خلود

خلود, أنت يا وجه الصمود

خلود, أنت يا ذات القد الودود
مشيتي مشية زلزلتي بها الأرض و حتى النفوذ
يا حرة أنت, يا كاسرة القيود
أتممتي المهمة في دقائق نافية أي سجود
خلود, خلود, خلود
إحتراماتي لكي فأنا و الأخريات مدينات لكي طول هذا الوجود.

فوزية ديب. لندن.